LE DROIT AU TRAVAIL
Ne vous trompez pas sur mon compte, je ne suis pas une idéaliste !
Mais, vous reconnaîtrez que c'est réellement une chance d'aller travailler. Ce n'est pas une question de rémunération, c'est simplement l'avantage de savoir se lever le matin avec en tête l'idée de servir à quelque chose, à quelqu'un, mais également le fait d'être reconnu !
J'ai travaillé, déjà 18 ans (aucun commentaire désagréable SVP, sur mon âge;-), et comme tout à chacun, j'en avais assez, j'en avais marre, j'étais déprimée. Mais certainement pas du fait de travailler, non certainement pas ! J'en étais arrivée à la conclusion que je ne faisais pas ce que je voulais (je n'étais plus en adéquation avec ce que j'étais) et que je ne menais pas la vie que je désiais. Alors, travaillant dans un grand groupe d'agro-alimentaire en RP, j'ai eu la possibilité de négocier un départ. Suite à ce départ, j'ai immédiatement re-pensé à ma vie !
Il est vrai qu'il me semblait avoir un peu de temps pour trouver ma nouvelle voie, puisque j'avais le droit au chômage. Je reconnais volontié que sans cet "avantage" (si on peut parler d'avantage, car n'oublions pas, tout de même, que ce sont les actifs qui nous rémunèrent !) m'a permis d'y réfléchir sans trop de soucis financiers, car on en a quand même ! Et je ne parle pas encore du problème moral que cela pose !
Première étape, où voulais-je vivre ?
Il s'avère que j'ai acquis une petite maison à Sainte-Gemme où il y fait bon vivre. Je m'y sens bien, même très bien. La campagne me plaît, je l'aime et elle me le rend bien.
Moi, citadaine, je me suis demandée comment cela se faisait. En fait, la réponse n'est pas trop compliquée car j'ai été élevée dans mes jeunes, très jeunes années (aucun commentaire,merci ;-) en campagne.
Deuxième étape, pour quoi suis-je faite ?
Toujours prête à aider, accompagner les Hommes (remarqué que je mets un "H" majuscule). Je suis ce que l'on appelle un excellent "second". Par conséquent, il me faut renoncer immédiatement à l'idée de création.
Et s'il me faut renoncer à être chef d'entreprise, cela semble nécessaire de trouver un employeur. Alors, se pose à moi une nouvelle question, dans quelle branche ?
Ma compétence professionnelle se trouve être dans tous les domaines de la finance !
Mais aujourd'hui, j'aimerais vraiment aider les gens à vivre bien, mieux. Donc, s'offre à moi le domaine social. Sans formation, je me permets de vous dire que même simple secrétaire médicale, par les temps qui courent, cela n'est pas gagner !
Je n'ai donc pas d'autres choix que de rengainer sur la compta. Pourquoi ? Parce que, croyez-le ou pas, après 18 mois de chômage, vous avez vraiment envie d'être utile à la société.
Le chômage c'est sympa au départ, c'est vrai ; on se lève, on mange et (merci bobuss) on se couche à l'heure que l'on veut. Mais très vite, l'échange avec les autres (bien que vous soyez très bien entourés) dans un milieu professionnel vous manque. Vous ne pensez plus, ou si vous pensez, c'est un monologue pas une conversation avec ses contradictions ! Ben oui, en général, vous êtes en accord avec vous-même !
Je confirme et je signe que d'avoir du boulot c'est vraiment de la chance !
Un peu plus de sérieux sur le sujet. Comme toujours, il existe des gens qui envisagent le travail comme une valeur et ceux qui le considère comme une contrainte, une obligation.
Je fais partie de la première catégorie. Je suis, quand j'ai la chance d'occuper un poste de travail, fière d'apporter ma petite contribution à la croissance de l'entreprise qui m'a fait confiance et m'a donc embauchée
Un peu de bon sens, si l'entreprise fonctionne, elle peut embaucher, si elle embauche elle peut produire et vendre et si elle vend elle continue de prospérer donc de créer de l'emploi. Si il n'y a plus d'emploi, il n'y a plus de consommation et sans consommation il n'y a plus d'entreprise ! Et que ferions-nous, comment vivrions-nous !
Je suis bien au courant que certains postes sont durs ou peu valorisants ; que quelques patrons abusent de la situation économique pour faire pression sur les salariés ; que certains même envisagent de se remplir les poches plutôt que de créer de l'emploi et surcharger les postes de travail pour embaucher le moins possible.
Mais il existe aussi de bons dirigeants, de bons gestionnaires, ceux qui n'ont pas oubliés d'être humains et peut être qui se rappelent d'où ils viennent !
Je pense sincèrement que nous avons oublié, nous salariés, que nous avions également (bien sûr des droits) des devoirs et des obligations. Et malheureusement, nous pourrions élargir le sujet au point de vue écologique, de civisme et j'en passe.
Un certains nombre d'entre nous, imaginons et vivons grâce aux acquis sociaux, d'autres se plaignent sans cesse de leur condition de travail (bien que quelques salariés doivent effectivement revendiquer). Je nous invite à parler avec nos aïeuls pour se rememorer ce que eux et leurs propres parents ont vécu, peut être n'avons-nous pas trop à nous plaindre !
Ils n'avaient pas 5 semaines de CP, ni de RTT, travaillaient 12 heures par jour,... et mourraient jeunes.
J'aspire à une société où tous les hommes se rendraient au travail en chantant, une démonstration de la joie de vivre ; là, je suis idéaliste !
Je crois que le travail est constructif, c'est une réalisation de soi. Même si, on ne fait pas toujours un boulot passionnant au départ, il y a un côté positif. Et quand un job ne nous plaît pas, rien ne nous interdit d'en chercher puis trouver un autre qui nous motive plus, sans pour autant délaisser le temps de cette recherche, celui qui nous a fait confiance et continue à nous faire vivre. Les patrons sont ce qu'ils sont mais ils ont une prise de risque quotidienne. Pour eux aussi, ce n'est pas si simple, et j'imagine qu'ils jetteraient l'éponge si ils ne pensaient pas à nous, salariés. Imaginons simplement le poids de l'administratif, les nouvelles contraites bancaires et l'investissement qu'ils y mettent. En ferions-nous autant, nous, salariés ?
Par moment, cela force le respect !